L'OMS se fâche dans l'affaire du lait frelaté

"Si on avait informé dès que l'on a pris conscience du problème, l'affaire [du lait empoisonné à la mélamine] n'aurait pas pris ces proportions", a déclaré Hans Troedsson, représentant en Chine de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d'une conférence de presse, à Pékin, le 26 septembre. Trois bébés [quatre selon d'autres sources] seraient morts à cause de la lenteur des soins, et la crise a sans doute été aggravée par un retard dans les divers relais d'alerte et d'information, a-t-il précisé. Ses propos sont repris par le magazine économique Caijing.
De son côté, pour Jorgen Schlundt, directeur du département de la sécurité alimentaire de l'OMS, qui assistait à la conférence de presse, il ne faut pas se mettre à douter de tous les produits alimentaires chinois. "Mais il faut améliorer le système de sécurité, avec une transparence, du champ jusqu'à la table, et informer au moindre doute", a-t-il déclaré au magazine. Les questions de sécurité alimentaire, "en Chine comme dans d'autres pays, sont du ressort d'une dizaine d'administrations entre lesquelles il faut espérer plus de coopération", a-t-il précisé. Une question capitale reste en suspens : depuis combien de temps dure la contamination à la mélamine ? Il faudra encore un peu de temps pour le savoir, a-t-il lancé, en concluant par des encouragements à l'allaitement des bébés au sein.



26/09/2008
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