Electrification : du sable dans le couscous de Bougoumpiga

Dans le cadre de la politique d'électrification rurale, la Société Africaine d'électricité que dirige Alexis Bougoumpiga a été attributaire en 2002 du marché du village de Bama, localité située à une soixantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso. Elle a donc, conformément au cahier des charges, entrepris l'exécution des travaux du réseau en 2003 et commencé dès octobre 2004 l'exploitation commerciale du réseau, conformément au contrat de gérance passé avec la coopérative locale d'électricité, en abrégé COOPEL. C'est Adolphe Bougoumpiga, jeune frère d'Alexis, DG de la SAEL qui agit en qualité de mandataire sur le site de Bama. Le 19 novembre dernier, sur ordre du président de la COOPEL, la gendarmerie a procédé à la mise sous scellés des bureaux, empêchant de fait l'accès des locaux au personnel. Motif officiel invoqué, c'est pour des raisons d'inventaire. Mais en fait, un différend oppose la gérance au contrôleur du Fonds de Développement de l'électrification, en abrégé FDE sur un écart de 17 millions de francs qui aurait été constaté dans la comptabilité. Pas d'accord, rétorque la gérance qui demande que des règles fiables de vérification soient définies d'accord parties. En effet, pour la gérance, l'écart du reste justifiable ne serait pas plus d'un million. La fermeture du bureau est donc intervenue alors même que l'approche portant sur la méthode de contrôle n'avait pas encore trouvé de solution. Dans la foulée, la direction de la COOPEL décide de résilier le contrat, au mépris des dispositions contractuelles qui prévoient en cas de litige, une procédure de conciliation devant l'autorité d'un Régulateur. Pourquoi va-t-on alors si vite en besogne ? Y a-t-il anguille sous roche ? Pour la gérance, aucun doute là-dessus, d'autant que l'attitude du Fonds n'est pas pour dissiper ses craintes. Etant la figure de l'autorité publique, le Fonds aurait du selon elle inciter les belligérants à emprunter le chemin du droit et de la transparence. C'est plutôt le contraire affirme t-on côté gérance, qui voit derrière les agissements de la COOPEL, la main du FDE. Dans quel intérêt donc ? C'est ce que nous chercherons à comprendre.  


18/12/2009
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