Dadis : La mort ou la CPI

Ces derniers temps, les rapports se sont accumulés sur les événements du 28 septembre. Tous accusent Dadis Camara d'être personnellement impliqué dans les massacres de ses concitoyens au stade du 28 septembre. Toujours en traitement au Maroc, il pourrait quitter son lit d'hôpital pour les geôles de la Cour pénale internationale (CPI).
Il serait question de tractations secrètes pour maintenir Dadis à la disposition de la CPI, qui dit avoir ouvert des informations sur le massacre du 28 septembre à Conakry et où une mission devrait se rendre, début 2010, dans la capitale guinéenne.
A Rabat même, selon notre confrère Jeune Afrique, une source proche de la direction de l'hôpital des Forces armées royales aurait affirmé que "Dadis est définitivement hors de danger". Dadis arrivé dans cet hôpital, entre la vie et la mort, selon notre confrère, attend maintenant d'être fixé sur l'étendue des séquelles éventuelles de "sa très grave blessure". Malgré le diagnostic optimiste de la source proche de l'hôpital de Rabat, personne n'est en mesure aujourd'hui de pronostiquer l'éventuel retour à la tête de la Guinée du troublion. A Rabat, ses proches disent qu'il peut recevoir des visites, mais jusqu'à présent, une source réellement indépendante n'a pas encore eu accès à lui.
Au même moment à Conakry, tout porte à croire que l'après Dadis est entrain de se préparer progressivement. Le général Sékouba Konaté impose discrètement une autre méthode de gouvernement. Symbole s'il en était de ce que l'après Dadis est entamé, l'anniversaire de l'arrivée au pouvoir du CNDD n'a donné lieu à aucune manifestation, contrairement aux vœux des inconditionnels du président malade.
Les extrémistes de Dadis, comme le Colonel Moussa Keïta et Idrissa Chérif ont été priés de se tenir tranquilles. Lors des dernières négociations avec le Groupe international de contact sur la Guinée à Ouagadougou, à l'occasion de la 9e session du GICG, ces deux fortes têtes ont été priées de se mettre en retrait. L'action du gouvernement même a pris une autre tournure. Le Premier ministre Kabiné Komara a été rétabli dans ses prérogatives de chef du gouvernement. Le général a ordonné aux ministres et aux membres du cabinet présidentiel de s'en référer au Premier ministre pour toute décision.
Au même moment, la justice internationale semble avancer à grands pas. Les rapports les plus sérieux actuellement publiés mettent directement en cause Dadis Camara, son aide de camp Aboubacar Toumba Diakité, le colonel Tiégoro et même le capitaine Claude Pivy. Le rapport d'enquête de l'ONU rendu public ces derniers jours devrait déclencher les procédures. NAB



06/01/2010
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