Pour l'instant, le CDP soutient Salif

C'est la première fois, de mémoire de journaliste, que le CDP félicite ouvertement un de ses cadres qui a été débarqué du gouvernement. Même Roch Marc Christian Kaboré, alors chef du parti et décagnotté de son poste de Premier ministre n'avait pas eu droit à une telle solidarité du parti.
Or, le bureau politique national réuni le 5 avril dernier "a salué l'engagement et la détermination avec lesquels il a accompli sa mission et l'a félicité pour tous ses efforts en faveur de la promotion du monde rural… " Sans faire un lien avec cette éviction de Salif Diallo, le même bureau politique annonce, dans un objectif d'approfondissement de la démocratie (…) et d'une projection sereine vers l'avenir et pour une approche systémique des questions politiques y afférant : "la nécessité d'approfondir la réflexion et d'ouvrir les débats contradictoires sur les réformes politiques et institutionnelles ".
C'est une phrase bien enrobée. Mais elle annonce au moins deux choses. Il faut un débat et des reformes institutionnelles pour tenir compte de l'avenir. De quel avenir s'agit-il ? De la reforme de la constitution pour faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels ou bien, et pour la première fois, le parti va-t-il oser évoquer les questions de succession à la tête de l'Etat ? Mais c'est déjà un signe que d'y penser n

NAB



25/04/2008
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