Pas d'IVG pour une fille violée

 

  Violée par un camarade de classe, la jeune Agathe, âgée de 14 ans, a droit à un avortement médical : dans ce cas, la loi autorise l'IVG. Mais l'adolescente pourra-t-elle en bénéficier ? Rien n'est moins sûr, constate amèrement le quotidien Gazeta Wyborcza.

D'abord, elle a essayé d'avorter dans un hôpital, à Lublin, sa ville natale, mais cela lui a été refusé par les médecins qui ne voulaient pas aller contre leur conscience catholique. Sa mère a alors saisi les organisations féministes et le planning familial, qui lui ont indiqué une clinique à Varsovie.

C'est sans doute à la suite d'une violation du secret médical que la jeune fille a été harcelée par des prêtres, des membres des organisations anti-IVG et des journalistes de la très cléricale Radio Maria, ainsi que de la télévision TRWAM, afin de la convaincre de garder le bébé.

Finalement, l'intervention ne devrait pas avoir lieu : le tribunal de Lublin a décidé de placer la jeune fille dans un centre pour mineurs parce que sa mère, soupçonnée de pousser sa fille à l'avortement, s'est vue privée de ses droits parentaux.

En Pologne, une grossesse résultant d'un acte criminel peut être interrompue avant la douzième semaine. La jeune fille est probablement entrée à présent dans sa onzième semaine.



11/06/2008
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