Hillary Clinton ou McCain ? Qui serait le meilleur pour l'Etat israélien ?

The Israel Factor est un panel de Juifs américains que le quotidien israélien Ha'Aretz interroge depuis le début de la campagne des primaires américaines. Avant l'émergence de John McCain, comme candidat républicain le plus probable, Israel Factor s'était focalisé sur le choix entre Hillary Clinton et Barack Obama, donnant à l'ex-First Lady la préférence de la communauté juive.
Aujourd'hui, pour désigner le candidat qui soutiendrait le mieux Israël, il semble que le panel hésite fortement entre Hillary Clinton et McCain. Si les scores paraissent très serrés, certaines réponses laissent entrevoir les raisons de préférence pour l'un ou l'autre des candidats. Sur la question de la fermeté envers l'Iran, du respect des engagements pris vis-à-vis d'Israël, ainsi que de l'implication des Etats-Unis dans le processus de paix israélo-arabe (Israël a toujours préféré les négociations bilatérales à l'implication des Etats-Unis et de la communauté internationale dans le processus), le panel choisit McCain. Par contre, concernant la question de l"attachement émotionnel" à l'Etat juif, les panélistes optent largement pour Hillary Clinton.

 

Des partis désunis

John McCain et Hillary Clinton ont beau avoir remporté les Etats les plus importants lors du Super Tuesday, aucun candidat ne semble vraiment capable de rassembler son camp. Le suspense devrait, au minimum, durer jusqu'au mois de mars.

Il y a peu encore, tout le monde pensait que le Super Tuesday allait permettre de connaître les noms du candidat républicain et du candidat démocrate à l'élection présidentielle, mettant ainsi un terme à une saison de primaires chaotique. Cela n'a pas été le cas. Au lieu de désigner deux vainqueurs, le scrutin du 5 février a montré des lignes de faille dans les deux camps.

Côté républicain, un candidat, John McCain, arrive nettement en tête, mais rien n'indique que ses rivaux, Mitt Romney et Mike Huckabee, vont se retirer de la course ni que les diverses factions du parti vont faire la paix. Les démocrates, qui pensaient jadis que l'affaire serait rondement menée, se retrouvent aujourd'hui devant la perspective d'un long duel entre Barack Obama et Hillary Clinton et une répartition des voix non pas en fonction de l'idéologie mais, dans la plupart des Etats, de la race et de l'appartenance ethnique.

Lors de ce Super Tuesday, Clinton et Obama se sont partagé le pays de façon presque équitable, la première remportant huit Etats, dont les géants que sont la Californie et l'Etat de New York, tandis que le second l'a emporté dans au moins treize Etats, dont l'Illinois et le Missouri. Ce résultat serré promet des jours d'incertitude quant au nombre de délégués remportés par chacun des deux rivaux [ce sont ces délégués qui désignent formellement le candidat lors de la convention du parti organisée pendant l'été], et encore plusieurs semaines de campagne agitée.

Les deux candidats ne se distinguant que par d'infimes différences sur le plan politique, les résultats du Super Tuesday mettent en lumière ce que les experts appellent l'"effet identitaire". Les Latinos ont voté en masse et soutenu en majorité Hillary Clinton. Les Noirs ont également été nombreux à se rendre aux urnes et ont voté en grande majorité pour Obama. Et les électeurs blancs se sont partagés entre Hillary Clinton et Barack Obama selon les Etats.

Côté républicain, John McCain a avancé de plusieurs pas vers l'investiture de son parti en remportant neuf Etats, dont la Californie, l'Etat de New York, l'Illinois et le New Jersey. Mais les premiers sondages de sortie des urnes montrent qu'il n'a toujours pas réussi à conquérir les électeurs républicains les plus conservateurs, dont les voix se sont partagées entre Mitt Romney, l'ancien gouverneur du Massachusetts, et Mike Huckabee, l'ancien gouverneur de l'Arkansas. Le Parti républicain est donc plus près de choisir John McCain comme candidat, mais pas encore prêt à se rallier derrière lui.

Conclusion : la course à l'investiture n'est terminée dans aucun des deux partis. La lutte entre Clinton et Obama continuera probablement jusqu'aux primaires de l'Ohio et du Texas du 4 mars, et peut-être même au-delà. Dans le camp républicain, si McCain est aujourd'hui pratiquement assuré d'obtenir l'investiture de son parti, il doit encore réussir à rafler des délégués supplémentaires à ses deux rivaux, Mitt Romney et Mike Huckabee.

Doyle McManus, Peter Wallsten
Los Angeles Times



06/02/2008
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