Négociations Gouvernement /Syndicats

L’examen par les représentants syndicaux et le gouvernement concernant la plate-forme revendicative de 17 points déposée par les Centrales syndicales et syndicats autonomes du Burkina a eu lieu du 15 au 16novembre 2007 à Ouagadougou.

Les échanges ont abouti à des points d’accord et à des points de désaccord.
Les points d’accord portent sur l’application au niveau des collectivités territoriales des augmentations de salaires décidées par le gouvernement en 2005 et 2007, l’exonération de la TVA des prêts bancaires destinés à l’acquisition de logements sociaux, l’adoption du décret d’application de la loi portant prise en charge des risques professionnels, le traitement des dossiers de crimes et de coups et blessures sur des travailleurs dans l’exercice de leurs fonctions, et indemnisation conséquente de leurs ayants droit, la mise en oeuvre des recommandations du Comité paritaire gouvernement-syndicats sur les dossiers sociaux relevant du gouvernement, les Accords de partenariat économique UE/ACP, la réhabilitation et équipement du Centre d’éducation ouvrière ; la participation plus systématique et plus efficace des centrales syndicales à la conférence internationale du travail ; l’instauration d’une indemnité de stage ou d’une bourse d’étude au bénéfice des fonctionnaires admis en stage se déroulant au Burkina Faso. A défaut, maintenir leurs indemnités de logement et de sujétion ; l’organisation des élections professionnelles ; l’extension et équipement adéquat de la Bourse du travail de Ouagadougou.
Un comité bipartite de suivi sera mis en place pour la mise en œuvre des points ci-dessus cités, en 2008.

 

Les points de désaccord concernent l’augmentation de 25% des salaires et pensions pour compter de janvier 2001 ; l’application au niveau du privé des augmentations de salaires décidées par le gouvernement en 2005 et 2007 ; la  diminution des impôts et taxes : IUTS, révision à la baisse de la structure des prix des hydrocarbures. Suppression de la TVA sur les prêts bancaires et suppression de l’IUTS sur le SMIG ; la réouverture et instruction sérieuse du dossier Norbert Zongo ; la prise en charge gratuite des urgences sanitaires ; la mise en œuvre diligente des recommandations du comité paritaire Gouvernement-syndicats sur les dossiers sociaux relevant de certains employeurs privés ; l’institution d’une allocation chômage, particulièrement pour les travailleurs victimes des PAS ; le relèvement des premières tranches de l’ONEA et de la SONABEL, respectivement à 20 m3 et à 100 kWh ; les atteintes et menaces contre la liberté syndicale ; la gestion du Centre d’éducation ouvrière (CEO) par les organisations syndicales.

Concernant certains de ces points, le gouvernement a affirmé qu’il a consenti d’important efforts en autres  en matière d’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs et des retraités avec une augmentation de salaire de 5 à 10% en 2005 en fonction de la catégorie, du SMIG de 6,6% en 2006 et des salaires à un taux unique de 5% en 2007. En outre, il déclare avoir assuré la gratuité de l’enseignement primaire, des manuels scolaires. Le gouvernement a promis réexaminer la question de l’augmentation des salaire en 2008 en fonction de ses disponibilités budgétaires.

A propos de la diminution des impôts et des taxes sur les produits pétroliers, le gouvernement soutient qu’il a été résolu car en 2002, il y a eu baisse de l’IUTS, un blocage par la Sonabhy depuis juillet 2007 du prix du carburant. Au niveau sanitaire, le gouvernement assure également qu’il existe une prise en charge sans prépaiement dans tous les hôpitaux publics. S’agissant des fraudes, il se dit déterminer à sanctionner administrativement les coupables et donner une suite judiciaire à leurs actions.

 

En divers, la partie syndicale a soumis au gouvernement des préoccupations non contenues dans le cahier de doléances à propos des jeunes formés à l’Ile de la Jeunesse (Cuba), les effets financiers des avancements de 2003 à 2006 ; les cas de l’imprimerie nationale du Burkina ; les vignettes ; la taxe télé ; la taxe de développement de l’électricité.


Ces points feront l’objet d’un examen ultérieur par le gouvernement. La  rencontre a été présidée par le premier ministre Tertius Zongo.

Ramata



19/11/2007
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