L'Irak : grand absent de la campagne américaine

"L'Irak sera le problème numéro un du successeur de George W. Bush à la Maison-Blanche", souligne The New York Times dans son éditorial d'hier. "C'est pourquoi les candidats à l'élection présidentielle doivent parler davantage aux Américains de quand et comment se fera le retrait des troupes, mais aussi de la manière dont ils envisagent les relations avec l'Irak et les autres pays de la région."

Or le quotidien new-yorkais constate à regret que "la guerre n'est plus un grand sujet de la campagne électorale, au grand soulagement des candidats républicains".

"Si l'on excepte Ron Paul, qui s'est prononcé pour un retrait immédiat des troupes américaines, tous les autres candidats républicains restent fidèles à la vision de Bush d'une guerre sans fin et tous s'opposent à un calendrier de retrait", rappelle le quotidien.

"Côté démocrate, tous les concurrents en lice ont déclaré vouloir mettre un terme à la guerre, mais aucun n'a été vraiment précis et l'Irak n'est plus au cœur de leur campagne en raison de la baisse du nombre de morts, des maigres réductions d'effectifs consenties par Bush et des craintes de plus en plus fortes liées à l'économie."

Pendant ce temps, de nombreuses questions importantes restent sans réponse, regrette The New York Times. "Que va-t-il advenir des milliers d'Irakiens qui se sont rangés du côté des Etats-Unis ? Qu'en sera t-il, à plus long terme, des relations américano-irakiennes ? Le Congrès aura-t-il son mot à dire ? Les Etats-Unis vont-ils conserver des bases militaires en Irak ou dans la région ? Les Nations unies doivent-elles entrer dans la danse ?"

Autre question cruciale restée en suspens : celle de la guerre préventive. "Aucun électeur ne devrait voter pour un candidat qui ne s'est pas exprimé clairement sur cette question", souligne le quotidien.

"Reste à espérer que les Américains auront retenu la leçon de la campagne de l'an 2000, au cours de laquelle on avait omis de questionner George W. Bush sur la politique étrangère. Or, une fois élu, dévoyant une politique avisée, il s'est engagé dans une guerre désastreuse."



16/01/2008
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