Cambriolage au cabinet Farama

Le passage à 2010 a failli tourner en un cauchemar pour celui qui passe pour l'un des plus audacieux avocat du système judiciaire burkinabè. Une tentative de cambriolage a été opérée dans la nuit du 31 décembre 2009 au 1er janvier 2010 au cabinet Farama. Au moment où les Burkinabè et les autres citoyens du monde s'adonnaient aux réjouissances du nouvel an, un petit malin a choisi ce moment pour s'introduire au cabinet Farama en vue d'y assouvir de sombres desseins. Le plan de cambriolage qui a consisté à vider les bureaux de leurs matériels (ordinateurs, photocopieurs et imprimantes) avait commencé. Ces équipements avaient en effet été rassemblés dans un coin du bureau, le temps de trouver un moyen de transport pour emporter le butin. C'est la secrétaire du cabinet qui a involontairement déjoué le coup. Elle est en effet passée au bureau après la messe de minuit dans l'intention de récupérer le chargeur de son portable qu'elle y avait laissé. Constatant que le matériel de bureau n'était plus à sa place, elle a alors appelé son patron pour comprendre. Mais la surprise de son patron a permis de savoir qu'il se passait quelque chose d'anormal. La suite s'est jouée comme dans un film policier puisque le cambrioleur, conduit par un taximan, est revenu bravement pour prendre possession du butin. Il était loin d'imaginer que son manège a été découvert et qu'un comité d'accueil l'y attendait. Le cousin de l'avocat qui était sur les lieux au retour du cambrioleur a eu droit à un numéro digne des films de fiction. Pour échapper à la vindicte, il a voulu faire passer le cousin de l'avocat pour le cambrioleur. Voyant que la manoeuvre ne prenait pas, il a pris la fuite en s'engouffrant dans le taxi qui l'avait amené. Un constat de police a été fait et l'enquête est en cours pour mettre la main sur le fuyard. Le taximan qui est revenu sur le lieu du forfait a été entendu par la police. Me Farama que nous avons joint au moment du bouclage nous a dit que l'enquête suivait son cours. Il y a cependant un indice, c'est le numéro de téléphone qui a pu être identifié à partir du portable du taximan. Il s'avère cependant que rien n'a pu être emporté.
Le cambrioleur qui a misé sur l'environnement festif avait cru pouvoir opérer en toute tranquillité au petit matin. Il avait espéré que dans l'ébriété et la fatigue, personne n'y prêterait attention. Mal lui en a pris ! BO



20/01/2010
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