Le Burkina veut doubler sa production de riz
Lors de sa conférence de presse ce mardi 10 juin 2008, le premier ministre Tertius Zongo à Ouagadougou a soutenu que des dispositions sont prises par son gouvernement pour doubler la production de riz à la fin de la campagne 2008-09. «Nous allons le faire. Croisons nos bras, que le ciel soit clément !», a-t-il lancé. Pour favoriser la production du riz; «...nous allons subventionner l'engrais pour permettre à tous ceux qui cultivent le riz dans ce pays, de l'acheter au même prix qu'on vend l'engrais aux cotonculteurs», a-t-il poursuivi.
L'augmentation de la production de riz, selon le premier ministre permettra au pays de couvrir 60% des besoins de consommation. Pour ce faire, 7 milliards de FCFA seront débloqués pour soutenir la filière riz.
Ramata
Article ajouté le 2008-06-11 , consulté 150 foisCommentaires
Conseiller le 11/06/2008 à 04:41:36
Je pense qu'il doit mettre l'accent la production de l'engrais local.
Moaga le 11/06/2008 à 09:53:40
Bonjour Ramata,
j'ai lu que ton travail a été récompensé par un prix international prestigieux en journalisme. Félicitation à toi car c'est un honneur pour notre pays...
Concernant la production de riz, il faut dire que je suis en colère quand je lis de telles déclarations d'un responsable de notre pays, de surcroît un PM. Je suis agronome et je sais de quoi je parle. Informez vous auprès de la fonction publique: combien y a t-il d'agronomes au ministère de l'agriculture? Quel budget est alloué à l'agriculture du pays? Quelle est la politique globale de l'agriculture de notre pays?
A toutes ces questions, il y a peu de réponse. A l'heure où je vous parle, le budget alloué à l'agriculture (80% de la population) atteint à peine 10% du budget du pays tandis que au moins 50% du budget de l'Union européenne sont consacrés au secteur agricole...
Pour développer la production de riz, il faut une vision à long terme en mettant en place une politique globale agricole au niveau national ou de l'UEMOA de façon claire. Il faut se décider à y mettre les moyens et surtout les hommes compétents capables de réfléchir sur les aspects stratégiques de la question et pas seulement des techniciens supérieurs d'agriculture que font des relevés pluviométriques dans nos campagnes.
Je ne voudrais pas jouer à l'oiseau de mauvais augure mais rien ne changera l'année prochaine dans notre production de riz si la même politique est conduite. Le riz s'intègre dans la production globale du paysan et il faut tenir compte des autres cultures et des autres conditions de culture. Sinon les engrais pour le riz se retrouveront dans des champs de coton, sans compter que les effets de ses engrais sont discutés quand ils sont appliqués seuls: il faut comprendre les paysans, leurs besoins, les former et augmenter leurs capacités de production par des outils adéquats. Cela passe par une politique volontariste globale et pas seulement des décisions spontanées sur des engrais. N'oubliez pas que l'agriculture c'est le sol, la fertilisation (engrais), les outils de production, les semences (variétés), surtout les objectifs stratégiques et tactiques des agriculteurs et le marché. C'est toute cette chaîne qu'il faut prendre en compte...
Nab le 11/06/2008 à 09:59:55
Bonjour à tous !
Tout ça c'est beau mais quand on mobilise tout le gouvernement pour partir encourager quelqu'un qui invite les paysans à cultiver du "Jatropha", ça ne colle pas avec ce que le PM veut. S'il faut augmenter le culture du coton et prendre de grades surfaces pour cette plante où va t-on cultiver ce riz et les autres cultures vivrières ? Ce qui étonne le plus c'est que c'est un chef coutumier qui s'est lancé dans cette histoire et a osé dire qu'il ne mange pas chez les gens. c'est pas le langage de quelqu'un qu'on respecte beaucoup.
De toute façon "wate and see"
Que Dieu nous aide tous !
Bouba le 11/06/2008 à 12:02:54
Je crois qu'il faut accorder au PM le bénéfice du doute et surtout l'encourager pour déjà les bonnes intentions. S'il n'y a pas d'ingénieurs au minisère de l'agriculture je crois que ce n'est pas de sa faute à lui car c'est une situation de laquelle il a hérité.
Moi je crois que l'essentiel est que nous puissions au Burkina Faso travailler pour que nos braves populations aient à manger.
Et il faut vériablement reconnaitre que le problème réel de l'agriculture au Burkina et même dans la sous région est un problème de capital semencier. Or cette question a été un emps soit réglée chez nous par l'INERA qui a trouvé beaucoup de semences améliorées adaptées à des sols et climats spécifiques de notre pays.
Bonne chance aux producteurs cette année !
Bangoura le 11/06/2008 à 12:56:05
Je crois en la bonne foi de ce Monsieur chef du gouvernement. Il fait bousculer les choses et ose des décisions, celle de renvoyer Salif pour des besoins de collégialité de l'équipe gouvernementale par exemple. Mais quand le langage politicien s'y mêle, tout part en l'air. Comment doubler la production du riz, en l'annonçant en juin? Franchement! Ce que NAB a dit "wait and see", c'est justement ce qu'il attend de ces compatriotes. Attendre. Et après, il sortira d'autres explications qui disent à la fois qu'il n'y a pas d'échec et pourquoi il y a échec. ça, c'est pour les besoins de la masse.
Consty le 11/06/2008 à 13:28:45
Bonjour ramata!!!
juste pour te felicité car j'ai apris que tn travail a été récompensé par un prix international spécial.
félicitation à toi, tu fais honneur au pays.
Galdia le 11/06/2008 à 14:10:51
C'est triste de constater qu'il y a des gens qui pensent qu'une politique agricole ça s'improvise au gré des soubresauts.
babacar sene le 11/06/2008 à 15:01:23
je crois que le courage des africains est à saluer pour une meilleure prise en cherge de leurs situations
cette rupture offre des opportunités énormes pour le développement de notre continent
considéré comme le continent de la misére,des maladies ,de la pauvreté des guerres on doit tournér cette page et se projeter au développement en travaillant durement comme les autres l'ont fait pour arriver là où ils sont ;je crois à la bonne foi des dirigeants africains qui portent aujourdhui le plaidoyer du développement en criant haut et fort du haut des tribunes des foras internationaux que nous devons penser réfléchi africain pour sortir du sous développment
je suis de ceux qui y croient
Confraternellement
babacar sene
journaliste
journal agropasteur
dakar senegal
caca le 11/06/2008 à 20:59:48
Bonsoir ma soeur, tu te porte bien, j'espère!
inutile de faire trop de commentaire sur ce projet. je pense que si Dieu nous donne longue vie, nous pourons juger le maçon au pieds du mur. cependant, j'adhère à l'idée du Laabli National qui fera venir 300 chinois s'il avait une portion importante de terrain, pour cultiver le riz et nourir le peuple burkinabè et même exporter. a mon humble avis, je pense que cela est possible si l'état a la volonté d'aténuer la souffrance du peuple et consent réellement à investir. Bonne soirée
BANGOSS le 14/ 06/ 2008 le 14/06/2008 à 13:33:37
Salut SORE.
Je suis vraiment outré de la manière dont nos autorités traitent le problème de l'agriculture du pays.et je suis d'accord avec Moaga. Faite les point des programmes lancés au MAHRH ET VOUS VERREZ.(soprofa,ppiv,paprica, pfjt,souchet...).Chacun se lève un matin et selon son humeur il décide nous allons faire çà.
Pour le riz il ne suffit pas de déclarer , décider du prix d'engrais et le tour est joué. Il faut des mesures en amont ( le prix d'achat du riz paddy)pour mieux inciter les producteurs.Prenez l'example sur le coton et vous verez.
Concernant les semences et les engrais à l'heure ou je vous écris rien n'est fait et c'est la période de semis.les semences seront stockées au magasin .Nos autorités menacent les techniciens oubliant c'est pas eux qui exploiteront à la place des paysans.Il n'y a pas une bonne politique durable de notre agriculture capable d'encourager les producteurs et les encadreurs.
theo le 15/06/2008 à 17:12:08
Merci Rama de nous tenir informer et de nous permettre d'exprimer nos avis. J'ai écouté le discours du PM et il m'a paru irréaliste. A l'heure où nous parlons, l'INERA ne dispose pas de semences améliorées pour manque de subventions adéquats. Où va -t-on s'en procurer? ailleurs peut - être. Et quand est - ce que ces semences arriveront, peut être à la fin de la saison pluvieuse qui s'est déjà installée. Pauvres de nous, Que Dieu nous vienne en aide.
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